Les amateurs de bons vins diraient que le Yonli nouveau est arrivé. D'un logiciel, on aurait parlé d'un Yonli II.1 pour annoncer la première mouture de cette deuxième version du gouvernement Yonli.

La version I.0, lancée en novembre 2000 a plutôt connu un franc succès. Au-delà des espérances mêmes car la nomination de celui qui était alors ministre de la Fonction publique a surpris les observateurs de la scène nationale qui ne misaient pas beaucoup sur sa longévité. La suite, on la connaît.

L'ouragan Norbert Zongo lancé quelques mois avant a été maîtrisé et iln'y a pas eu de tsunami au BF. Bien au contraire, les réformes institutionnelles concédées par le pouvoir de Blaise Compaoré ont permis de bonifier l'Etat de droit de la IVè République du Burkina.

Et malgré un autre ouragan sur la côte Sud du pays déclenché par la crise ivoirienne, le Yonli I.3 (après trois remaniements ministériels) a même termine son cycle avec un taux de croissance de 7,5% selon son programmateur, Blaise Compaoré (qui en est lui à sa quatrième version, après le Blaise I de 1987, Blaise II de 1991, Blaise III de 1998 et Blaise IV depuis le 13 novembre dernier).

Alors, pourquoi ne pas faire un bonus à celui qui a battu les records de tous ses prédécesseurs au 10, de la rue Agostino-Neto, siège du Premier ministère burkinabè ?

Est-ce une prime à la stabilité politico-sociale ou le signe d'une panne d'imagination politique ? L'avenir nous le dira. Mais touchons du bois pour que ce bonus ne soit pas un cadeau empoisonné !

A Lire : Gouvernement : la nouvelle équipe de Paramanga Ernest Yonli (http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=11747)

Sek Taalet